Insécurité foncière et croissance économique au Brésil
Claudio Araujo (),
ARAUJO BONJEAN Catherine (),
Jean-Louis Combes and
COMBES MOTEL Pascale ()
Additional contact information ARAUJO BONJEAN Catherine: Centre d'Etudes et de Recherches sur le Développement International
COMBES MOTEL Pascale: Centre d'Etudes et de Recherches sur le Développement International
Authors registered in the RePEc Author Service: Pascale Motel Combes ()
Abstract:
Dans cet article, nous examinons les conséquences de l'insécurité foncière sur la croissance économique au Brésil à partir d'un modèle dynamique d'une économie comportant un secteur agricole et un secteur manufacturé. La terre est à la fois un facteur de production spécifique au secteur agricole et un support d'épargne alternatif au capital employé dans le secteur manufacturé. L'arbitrage entre la détention de capital ou de terre dépend de coûts de transaction spécifiques à l'actif foncier, qui résultent de l'insécurité foncière. L'insécurité foncière entraîne une baisse du prix de la terre et une modification de la composition de l'épargne favorable au capital. Le modèle permet donc d'établir deux restrictions : un effet négatif de l'insécurité foncière sur le prix de la terre et un effet positif sur la croissance. Ces deux restrictions sont testées sur des données de panel pour les 27 états de la fédération brésilienne. L'insécurité foncière est approchée par le nombre de squatters. Les résultats économétriques n'invalident pas notre modèle.