Abstract:
Planté depuis de nombreux siècles à Java, le teck y a été particulièrement développé au XIXème siècle. Les 200 000 ha de plantation de teck à Java constituent la plus grande plantation de cette essence au monde. Cette ressource est néanmoins surexploitée, et des ONG mettent en question sa gestion par l’Etat. Il s’agit d’un bois profondément ancré dans la culture Javanaise, dont l’industrie à une longue histoire, mais qui a en quelques années, après la crise asiatique, a vu une flambée des exportations, puis un effondrement des prix à l’exportation. La filière meuble en particulier, est organisée en deux filières parallèles. La première, artisanale, est très liée à l’énorme consommation locale, et entraîne une forte tension sur les pris locaux, et est en compétition pour l’accès à la ressource avec la seconde, industrielle, qui approvisionne en particulier les marchés étrangers. Face aux problèmes complexes qui se posent, sont proposées des solutions simplistes. La campagne européenne des ONG pour l’embargo sur le teck Indonésien, sensé le protégé à des effets pervers et est un remède pire que le mal. L’engagement éthique des grands producteurs, des incitations pour les petits acteurs locaux, et la progressivité des améliorations du système de production paraissent plus raisonnables.