Les consentements à payer pour des programmes de prévention sanitaire incluent-ils de l'altruisme ? Enseignements d'une enquête sur la fièvre Q
Olivier CHANEL,
Stephane Luchini,
Alain Panaponaris,
Christèle Protière and
Jean-Christophe Vergnaud ()
Additional contact information Stephane Luchini: GREQAM - Groupement de Recherche en Économie Quantitative d'Aix-Marseille - Université de la Méditerranée - Aix-Marseille II - Université Paul Cézanne - Aix-Marseille III - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) - CNRS : UMR6579
Alain Panaponaris: Epidémiologie et Sciences Sociales Appliquées à l'Innovation Médicale - INSERM : U379 - Université de la Méditerranée - Aix-Marseille II
Christèle Protière: Epidémiologie et Sciences Sociales Appliquées à l'Innovation Médicale - INSERM : U379 - Université de la Méditerranée - Aix-Marseille II
Abstract:
L'évaluation de politiques de prévention sanitaire par le recours à des Consentements A Payer (CAP) issus d'enquêtes auprès de la population est de plus en plus fréquent. Lorsque ces politiques revêtent une dimension collective, les CAP déclarés par les individus peuvent refléter une composante altruiste, ce qui rend problématique le calcul économique. A partir d'une enquête d'évaluation contingente portant sur deux politiques de prévention de la Fièvre Q, l'une collective et l'autre individuelle, nous mobilisons le cadre théorique de l'utilité espérée pour déterminer le caractère altruiste (ou non) des individus, que nous expliquons ensuite par certaines de leurs caractéristiques socio-économiques. Le principal résultat est que 66% des répondants incluent une composante altruiste lors de la révélation du CAP pour le programme collectif. Elle représente 3,6 euro en moyenne, soit environ 25% du CAP considéré.
Keywords:altruisme (search for similar items in EconPapers) Date: 2004-09 Note: View the original document on HAL open archive server: http://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00150088/en/ View list of references