EconPapers    
Economics at your fingertips  
 

Pressions dominées: Perspectives 2004-2005 pour l’économie mondiale

Xavier Timbeau (), Hélène Baudchon, Odile Chagny, Valérie Chauvin (), Guillaume Chevillon, Gaël Dupont, Amel Falah, Eric Heyer (), Sabine Le Bayon, Matthieu Lemoine (), Catherine Mathieu (), Paola Veroni, Hervé Péléraux, Mathieu Plane, Christine Rifflart, Danielle Schweisguth and Elena Stancanelli
Additional contact information
Hélène Baudchon: BNP Paribas
Odile Chagny: Centre Etudes & Prospective (Groupe Alpha)
Guillaume Chevillon: Centre de Recherche en Économie et Statistique (GENES)
Sabine Le Bayon: Observatoire français des conjonctures économiques
Paola Veroni: Observatoire français des conjonctures économiques
Hervé Péléraux: Observatoire français des conjonctures économiques
Christine Rifflart: Observatoire français des conjonctures économiques
Danielle Schweisguth: Observatoire français des conjonctures économiques
Elena Stancanelli: Théorie économique, modélisation et applications

Sciences Po publications from Sciences Po

Abstract: La reprise de l’économie mondiale est maintenant engagée sur un rythme de croisière. En 2004, la croissance rejoindrait presque 5 %, après avoir déjà atteint 4 % en 2003. L’expansion est largement diffusée à l’ensemble des zones, tant au continent américain, emmené par les États-Unis, qu’à l’Asie, impulsée par la croissance chinoise et le renouveau japonais. Même l’Europe, longtemps restée à l’écart, participe aujourd’hui aux festivités. En 2005, cette croissance, en léger retrait par rapport à celle de 2004, se poursuivrait à un rythme encore soutenu de 4,2 %. Les désordres consécutifs à la formation, puis à l’éclatement de la bulle Internet, appartiennent maintenant à l’histoire. Les entreprises ont rétabli leur situation après plusieurs années d’assainissement et de gains de productivité, et disposent de confortables excédents, plutôt utilisés au désendettement et à la distribution de dividendes qu’à l’engagement de dépenses d’investissement. En contrepartie, les ménages font les frais du comportement malthusien des entreprises, et là où la hausse de l’immobilier fait défaut pour soutenir la consommation, comme en Allemagne, la croissance est moindre. Forte croissance ne va naturellement pas sans tensions et déséquilibres. Les hausses spectaculaires du baril de pétrole et des matières premières inquiètent, à l’excès sans doute car les économies d’aujourd’hui sont mieux à même d’y faire face qu’il y a trente ans. Le risque majeur n’est pas celui des approvisionnements, mais celui lié aux déséquilibres des balances courantes. Que les excédents européen et asiatique cessent de financer le déficit américain, et le dollar décrocherait brutalement, plongeant l’économie américaine, puis mondiale, dans le ralentissement, voire la récession si la hausse des taux d’intérêt n’était plus maîtrisée et conduisait à un krach immobilier.

Keywords: Économie mondiale; Croissance (search for similar items in EconPapers)
Date: 2004-10
References: Add references at CitEc
Citations: Track citations by RSS feed

Published in Revue de l'OFCE, 2004, pp.13-36

Downloads: (external link)
https://spire.sciencespo.fr/hdl:/2441/1739/resourc ... essions-dominees.pdf (application/pdf)

Related works:
This item may be available elsewhere in EconPapers: Search for items with the same title.

Export reference: BibTeX RIS (EndNote, ProCite, RefMan) HTML/Text

Persistent link: https://EconPapers.repec.org/RePEc:spo:wpmain:info:hdl:2441/1739

Access Statistics for this paper

More papers in Sciences Po publications from Sciences Po Contact information at EDIRC.
Bibliographic data for series maintained by Spire @ Sciences Po Library ().

 
Page updated 2019-07-14
Handle: RePEc:spo:wpmain:info:hdl:2441/1739