Abstract:
Les travaux en finance comportementale tentent, depuis quelques années, d'expliquer certaines des anomalies constatées, en abandonnant l'idée de rationalité de l'investisseur, pourtant centrale à l'hypothèse d'efficience des marchés. Cette étude, menée sur les entreprises américaines cotées sur la période 1983-1999, vise à montrer qu'à la fois la analystes financiers et les investisseurs sont victimes du biais d'ancrage. Ce biais conduit à une prise en compte insuffisante de l'information nouvelle au détriment de l'information passée. Les résultats confirment dans un premier temps que les analystes sont victimes d'un biais d'ancrage aux bénéfices précédents. Dans un second temps, nous avons pu établir que les investisseurs ne parviennent pas à corriger ces erreurs de prévision mais se fondent sur des anticipations encore plus conservatrices. A l'instar des analystes financiers, cette attitude conservatrice est fonction des bénéfices antérieurs, ce qui indique également l'existence d'un biais d'ancrage.
JEL-codes:G14D84 (search for similar items in EconPapers) New Economics Papers: this item is included in nep-fin Date: 2005-10-03 Note: Type of Document - pdf; pages: 34