Working Paper 67 - Gouvernance en Afrique: Etat des lieux
Aimé Gogue Tchabouré
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Aimé Gogue Tchabouré: FASEG University of Lomé, https://univ-lome.tg
Working Paper Series from African Development Bank
Abstract:
Prétextant que les régimes autocratiques étaient les mieux placés pour mobiliser et organiserles ressources en vue d’assurer le développement et l’unité nationale, la classe politique agénéralisé la pratique de cette forme de gouvernement dans les pays africains à partir de laseconde moitié des années soixante. Malheureusement, ces régimes n’ont pas permis d’avoirles résultats escomptés, l’Afrique subsaharienne étant caractérisée à la fin des années quatrevingtspar une détérioration des conditions de vie des populations et une instabilité del’environnement politique. Ces régimes ont ainsi perdu leur crédibilité et leur légitimitéaussi bien sur le plan interne qu’externe.Les mouvements pour la libéralisation de la vie politique qui se sont alors accélérés dans laplupart de ces pays, ont permis d’obtenir des résultats qui varient selon les pays :- les pays en guerre connaissent soit une dictature implacable ou un blocage duprocessus démocratique : l’Angola ou la République Démocratique du Congoillustrerait ce groupe ;- les pays où le chef de l’exécutif est omniprésent et omnipotent, avec des violationsfréquentes des droits de l’homme, sont qualifiés de démocrature démocratisante :il s’agit par exemple ici de la Libye, du Togo ou du Zimbabwe ;- les pays où l’alternance au pouvoir exécutif est une réalité mais où la situationpolitique paraît instable : ce sont les pays de démocratie molle. La Côte d’Ivoire oule Burkina Faso pourront bien servir d’exemple ;- dans les pays en voie de démocratisation, comme le Bénin, le Ghana ou le Mali, lavolonté d’appliquer les principes démocratiques semble réelle ;- les pays vivant véritablement la démocratie comme le Botswana ou l’Ile Maurice.En même temps que les africains recherchent plus de démocratie, ils visaient égalementl’amélioration de leurs conditions de vie. S’il paraît difficile d’établir a priori une relationentre type de régime politique et performances économiques, il est cependant prouvé quela consolidation de la démocratie exige de bonnes performances économiques. Plus que lanature du régime ce serait plutôt la pratique de la gouvernance du pays qui expliquerait ladifférence dans les performances économiques. La bonne gouvernance serait de nature àgarantir de meilleures performances économiques. La bonne gouvernance supposel’existence de capacités institutionnelles, humaines et matérielles adéquates ainsi que desacteurs (l’administration publique, les pouvoirs exécutif, législatif et, judiciaire ainsi quela société civile) forts et qui s’équilibrent. Or actuellement, ces conditions sont loin d’êtreremplies dans beaucoup de pays d’Afrique subsaharienne. Dans ces conditions, laconsolidation de la pratique de la bonne gouvernance dans les pays africains exige lerenforcement des capacités institutionnelles et humaines des différents acteurs (notammentadministration publique, pouvoir judiciaire et société civile).
Date: 2002-03-16
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