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Stress-tests EBA-BCE 2014 – Comparaisons internationales

Boubacar Camara, Castellani F.-D., Devost G., Heam J.-C., Kaminski A.-L., Labonne C., Martin V. and Thevenon J.-L.

Analyse et synthèse from Banque de France

Abstract: Les tests de résistance, conduits par l’Autorité bancaire européenne (EBA) et la Banque centrale européenne (BCE) en 2014, se sont inscrits dans le cadre plus large de l’exercice d’évaluation complète des bilans des 130 plus grandes banques de la zone euro menée par la BCE et les autorités nationales (« comprehensive assessment »). À l’image des précédents exercices européens menés sous l’égide de l’EBA, les stress tests 2014 ont été réalisés selon une approche dite « bottom-up ». La capacité de résistance des établissements en termes de solvabilité a été évaluée à partir de deux scénarios hypothétiques de 3 ans (un scénario central, un scénario stressé), dont les banques devaient mesurer les impacts sur leur situation, en appliquant une méthodologie commune. L’appréciation de leur résistance s’effectuait par comparaison des résultats avec des ratios de référence, respectivement un ratio CET1 minimum de 8% et de 5,5%, devant être respectés tout au long de la période considérée. En termes de sévérité, le scénario stressé EBA-BCE 2014 ressort comme plus conservateur que celui de l’exercice EBA de 2011 et comparable aux scénarios stressés appliqués par la Fed dans son dernier exercice de stress test (CCAR 2014). Les chocs appliqués aux différents pays participants ne sont pas de même sévérité : par exemple, le choc appliqué à l’économie française est légèrement plus sévère que le choc appliqué à l’économie espagnole mais moins que les scénarios retenus pour le Royaume-Uni et l’Allemagne, plus ouverte sur l’extérieur. Le secteur bancaire français se caractérise par un niveau de capitalisation élevé au point de départ (fin décembre 2013) et au terme de l’exercice de stress (fin 2016). Fin 2013 et après prise en compte de l’impact de la revue de la qualité des actifs, le ratio CET1 agrégé des banques françaises, calculé selon le dispositif réglementaire CRD4/CRR et sur le périmètre couvert par la BCE, s’élève à 11,3%, et ressort à 9,0% en 2016 dans le cadre du scénario stressé, soit une érosion du ratio de solvabilité de 230 bp environ. En termes d’écart au compte central, le ratio CET1 2016 résultant du scénario stressé est de 281 bp inférieur au ratio CET1 2016 du scénario central. Au final en 2016, la capitalisation du secteur bancaire français atteint ainsi un niveau supérieur à la moyenne européenne (8,4%). Le ratio CET1 agrégé sur le périmètre couvert par l’EBA évolue sous l’effet des facteurs suivants : • Le volet crédit est l’un des facteurs qui affectent le plus le ratio de solvabilité dans le cadre du stress test. La sévérité relative du stress, mesurée par l’écart de ratio CET1 moyen en 2016 entre le compte central et le scénario stressé après application du seul stress de crédit (hors titrisation), place la France parmi les pays les moins affectés (-135bp, contre -181bp pour l’UE). Ces résultats recouvrent néanmoins des situations très différentes selon les pays et les banques considérés, compte tenu de la diversité des facteurs sous-tendant l’évolution du CET1. Si l’on distingue par grandes catégories de portefeuilles, il apparaît que le stress appliqué par les banques françaises est, en termes de sévérité, dans la moyenne européenne en matière d’immobilier résidentiel, et dans la fourchette basse pour le crédit aux entreprises. La conclusion détaille l’essentiel des mesures de supervision spécifiques prévues pour les institutions systémiques des secteurs de la banque et de l’assurance. • Le volet « marge d’intérêts » du stress test – combinaison de l’effet de l’évolution des taux d’intérêt et de l’évolution du coût de financement des banques – est également l’un des facteurs qui pèsent le plus dans l’évolution de ratio de solvabilité du stress test. En agrégé pour les banques françaises, ce volet contribue pour 60 bp au total de l’écart (281 bp) ratio CET1 2016 dans les deux scénarios. Avec une perte de 15,6% de marge nette d’intérêts en moyenne sur 3 ans par rapport à l’année 2013, les banques françaises apparaissent parmi les plus touchées par ce volet du stress test. • En matière de risque souverain, le scénario stressé était a priori particulièrement pénalisant pour la France. Pour autant, l’effet du stress souverain sur les banques françaises est relativement modéré, tant sur le portefeuille bancaire que sur le portefeuille de marché : ces résultats s’expliquent entre autres par le fait que les banques françaises sont majoritairement exposées sur leur souverain domestique, jugé peu risqué. • Enfin, s’agissant du volet marché, la France occupe une position médiane avec une dégradation de 21bp au titre des revenus et 20bp au titre des risques pondérés

Pages: 33 pages
Date: 2015
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