Le salaire minimum et les revenus de substitution comme outils de coordination des stratégies salariales des firmes
Arnaud Cheron,
Jean-Olivier Hairault and
Francois Langot
CEPREMAP Working Papers (Couverture Orange) from CEPREMAP
Abstract:
Cette étude a pour objectif d'évaluer l'incidence du salaire minimum et des revenus de substitution, allocation-chômage et revenu minimum d'insertion, sur les inégalités de salaire, sur le chômage et plus généralement sur l'optimalité de l'équilibre du marché du travail. Nous proposons une maquette du marché du travail à temps complet sur le segment des moins qualifiés, tenant compte des interdépendances entre offre et demande de travail et dans laquelle les distributions de salaire et de productivité sont endogènes, résultat d'un jeu stratégique entre entreprises. Nous montrons que le système politico-social, au-delà de son objectif premier de réduction des inégalités, tire son efficacité d'un mécanisme de coordination des stratégies individuelles des entreprises. Il apparaît ainsi que le niveau optimal du smic n'est inférieur que de 5% à celui qui prévaut actuellement. Le smic a en effet comme intérêt de contrecarrer la tendance à la création de postes à productivité faible. Si l'on baissait le smic en-deçà de ce niveau optimal, le chômage continuerait certes à diminuer, mais la productivité moyenne se dégraderait trop, ce qui diminuerait la production. En outre, la baisse du smic, à partir d'un certain niveau, entraîne l'existence d'une trappe à bas salaires qui décourage la reprise du travail, ce qui augmente le chômage. Nous montrons que la politique d'exonération des charges patronales aurait permis de diminuer le chômage de 2 points, ce qui correspond à 243 000 emplois créés. Parce que cette baisse du coût du travail ne concerne que la frange inférieure des salaires, cela abaisse la qualité moyenne des postes de travail dans l'économie, diminuant fortement la productivité moyenne du travail. Cet effet est cependant plus que compensé par la forte augmentation de l'emploi, ce qui se traduit par une augmentation de la production nette. Nous montrons alors qu'une réforme concentant sur un intervalle plus réduit (jusqu'à 1.2 fois le smic) la même enveloppe budgétaire d'exonérations de charges patronales augmente l'emploi de 400 000 poste, mais dégrade la production nette de près de 1%
JEL-codes: J31 J41 J60 (search for similar items in EconPapers)
Pages: 63 pages
Date: 2002
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