EconPapers    
Economics at your fingertips  
 

Pourquoi l'inflation reste faible alors que la masse monétaire augmente ?

François Facchini ()
Additional contact information
François Facchini: CES - Centre d'économie de la Sorbonne - UP1 - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique

Université Paris1 Panthéon-Sorbonne (Post-Print and Working Papers) from HAL

Abstract: Une importante question pour la théorie économique et les anticipations des décideurs se pose depuis la crise de 2008 : Pourquoi l'augmentation de la masse monétaire n'a pas d'effets inflationnistes ? La question repose sur plusieurs croyances qui parfois relèvent des sciences économiques. La première croyance est que la banque centrale européenne a une politique monétaire expansionniste. La politique du quantitative easing (QE) monétise la dette publique et favorise la création monétaire. La politique des taux d'intérêt négatifs soutient le crédit et finalement l'augmentation de la quantité de monnaie ; les crédits faisant les dépôts. La deuxième croyance repose sur la théorie quantitative de la monnaie ou l'équation de Fisher : M.v = P.T avec M pour « Masse monétaire », v pour « Vitesse de circulation de la monnaie », P pour « niveau des prix » et T pour « revenu national réel ». Suivant cette théorie, si la quantité de monnaie (M) augmente plus vite que le montant des transactions (T) pour une vitesse de circulation de la monnaie constante (v), il devrait y avoir une augmentation du niveau général des prix (indice des prix à la consommation, IPC). La masse monétaire depuis 2008 augmente mais l'inflation reste faible. Pourquoi? Cet article se propose de répondre à cette question. La première raison tient au mode de calcul du taux d'inflation (IPC). La seconde raison peut se trouver dans l'équation de Fisher elle-même : l'inflation d'origine monétaire suppose que la masse monétaire augmente plus vite que le revenu réel et que la vitesse de circulation de la monnaie soit constante. Or, il se trouve que la vitesse de circulation de la monnaie baisse. La troisième raison se trouve dans les limites de l'équation de Fisher et l'impuissance des banques centrales qui n'ont pas les moyens d'ajuster en temps réel l'offre à la demande de monnaie.

Keywords: quantité de monnaie; équation de Fisher; Hayek; concurrence entre les monnaie; inflation; indice de prix à la consommation (search for similar items in EconPapers)
Date: 2020
New Economics Papers: this item is included in nep-mac
Note: View the original document on HAL open archive server: https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03195332
References: Add references at CitEc
Citations: Track citations by RSS feed

Published in Journal des libertés, Institut de Recherches Economiques et fiscales, 2020, pp.5-23

Downloads: (external link)
https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03195332/document (application/pdf)

Related works:
This item may be available elsewhere in EconPapers: Search for items with the same title.

Export reference: BibTeX RIS (EndNote, ProCite, RefMan) HTML/Text

Persistent link: https://EconPapers.repec.org/RePEc:hal:cesptp:hal-03195332

Access Statistics for this paper

More papers in Université Paris1 Panthéon-Sorbonne (Post-Print and Working Papers) from HAL
Bibliographic data for series maintained by CCSD ().

 
Page updated 2021-05-09
Handle: RePEc:hal:cesptp:hal-03195332