EconPapers    
Economics at your fingertips  
 

La nouvelle économie politique de la dette publique: qu'ont apporté 30 ans de littérature?

François Facchini ()
Additional contact information
François Facchini: CES - Centre d'économie de la Sorbonne - UP1 - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique

Université Paris1 Panthéon-Sorbonne (Post-Print and Working Papers) from HAL

Abstract: Cet article doit beaucoup au PR Alberto Alesina. En poste à l'Université d'Harvard aux Etats-Unis et formé à l'université de Bocconi en Italie, il a consacré une grande partie de vie à étudier les finances publiques et les raisons des déficits et de la dette publique. Ce dernier est décédé le 23 mai 2020 à New York à l'âge de 63 ans. Il a participé avec d'autres à un profond renouvellement de l'économie politique en créant la nouvelle économie politique. Il s'agit d'insérer dans la macroéconomie classique l'apport de l'école des choix publics. Cet apport est souvent. Un déficit public est une décision politique des gouvernants qui tiennent à la fois compte de ce qu'ils estiment bien pour le pays, mais ce qu'ils jugent opportuns pour se maintenir au pouvoir. C'est bien parce que les déficits et la dette publique sont des choix politiques qu'il est impossible de s'en tenir aujourd'hui au traditionnel modèle arithmétique de la dette et à une relation quasi mécanique entre déficit public et fluctuations économiques. Ce simple constat permet, aussi, de renouveler considérablement l'explication des crises économiques qui généralement trouvent leurs origines dans une politique monétaire aux effets inflationnistes et capables de protéger les intérêts des prêteurs et des Etats. Les privilèges distribués aux banques puis aux banques centrales rappellent que la solvabilité des Etats est artificielle. Elle repose sur l'usage de la force ; cette force permet de réduire le coût du service de la dette via une politique de bas taux, de monétiser la dette publique grâce à une politique d'assouplissement monétaire (Quantitative Easing), de mettre en œuvres des réglementations plutôt favorables à la dette et à l'origine d'effet d'éviction et évidemment de l'impôt qui utilise la force pour couvrir la dette. L'histoire récente de ses liens historiques entre banque centrale et dette publique illustre ainsi particulièrement bien ces liens d'intérêts qu'il y a entre les agents financiers et les Etats et la construction année après année d'un capitalisme de connivence au service de la solvabilité des Etats et de l'intérêt politique qu'il y a pour les gouvernements en général de préférer les déficits à l'austérité.

Keywords: Dette publique; biais pour le déficit; dette stratégique; quantitative easing; inflation; rentiers; idéologie; démocratie; solvabilité forcée (search for similar items in EconPapers)
Date: 2021-05
Note: View the original document on HAL open archive server: https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03252328
References: Add references at CitEc
Citations: Track citations by RSS feed

Published in Chicot Eboué. Finance, banque, microfinance.Où va la richesse créée?, Larcier, pp.249-282, 2021

There are no downloads for this item, see the EconPapers FAQ for hints about obtaining it.

Related works:
This item may be available elsewhere in EconPapers: Search for items with the same title.

Export reference: BibTeX RIS (EndNote, ProCite, RefMan) HTML/Text

Persistent link: https://EconPapers.repec.org/RePEc:hal:cesptp:hal-03252328

Access Statistics for this paper

More papers in Université Paris1 Panthéon-Sorbonne (Post-Print and Working Papers) from HAL
Bibliographic data for series maintained by CCSD ().

 
Page updated 2021-06-15
Handle: RePEc:hal:cesptp:hal-03252328