Baisse démographique et dynamiques public-privé: vers une ségrégation scolaire accrue dans les grandes villes ?
Pauline Charousset and
Julien Grenet ()
Additional contact information
Pauline Charousset: IPP - Institut des politiques publiques
Julien Grenet: PSE - Paris School of Economics - UP1 - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne - ENS-PSL - École normale supérieure - Paris - PSL - Université Paris Sciences et Lettres - EHESS - École des hautes études en sciences sociales - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique - INRAE - Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement - ENPC - École nationale des ponts et chaussées - IP Paris - Institut Polytechnique de Paris, PJSE - Paris Jourdan Sciences Economiques - UP1 - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne - ENS-PSL - École normale supérieure - Paris - PSL - Université Paris Sciences et Lettres - EHESS - École des hautes études en sciences sociales - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique - INRAE - Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement - ENPC - École nationale des ponts et chaussées - IP Paris - Institut Polytechnique de Paris, IPP - Institut des politiques publiques
Institut des Politiques Publiques from HAL
Abstract:
Depuis 2010, la France connaît une baisse marquée de la natalité. Celle-ci entraîne une diminution des effectifs scolaires dans l'élémentaire depuis 2016 et dans le secondaire depuis 2021. Particulièrement prononcé à Paris, ce choc démographique touche aussi le reste du territoire et soulève des enjeux majeurs de répartition des ressources éducatives. Dans les grandes villes, où l'enseignement privé sous contrat – financé à près de 75% par l'État et les collectivités territoriales – est fortement implanté, la baisse des effectifs tend à déséquilibrer la répartition des élèves entre secteurs public et privé. Faute d'ajustement symétrique des capacités d'accueil, le privé maintient globalement ses effectifs, tandis que le public absorbe l'essentiel de la baisse, ce qui augmente mécaniquement la part du privé. À Paris, le secteur privé sous contrat scolarisait 35,4% des élèves de 6e à la rentrée 2020 (contre 21,7% dans l'ensemble de la France) : sous l'hypothèse que l'évolution des effectifs du privé prolongera la tendance observée depuis le début de la baisse démographique, cette part pourraient atteindre près de 50% à l'horizon 2035. En l'absence de mécanismes de régulation, ces évolutions amplifieront la ségrégation sociale entre établissements scolaires, l'enseignement privé scolarisant majoritairement des élèves issus des catégories sociales les plus favorisées.
Date: 2026-03
New Economics Papers: this item is included in nep-eur
Note: View the original document on HAL open archive server: https://shs.hal.science/halshs-05543749v1
References: Add references at CitEc
Citations:
Published in 2026
Downloads: (external link)
https://shs.hal.science/halshs-05543749v1/document (application/pdf)
Related works:
This item may be available elsewhere in EconPapers: Search for items with the same title.
Export reference: BibTeX
RIS (EndNote, ProCite, RefMan)
HTML/Text
Persistent link: https://EconPapers.repec.org/RePEc:hal:ipppap:halshs-05543749
Access Statistics for this paper
More papers in Institut des Politiques Publiques from HAL
Bibliographic data for series maintained by Caroline Bauer ().