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Analyse d'une conversation: Ouverture du stock de connaissance de la compétence collective

Nicolas Arnaud
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Nicolas Arnaud: GRANEM - Groupe de Recherche Angevin en Economie et Management - UA - Université d'Angers - AGROCAMPUS OUEST - Institut National de l'Horticulture et du Paysage

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Abstract: Le travail en groupe s'est largement développé ces dernières années. Hier clandestin, il est aujourd'hui mis en avant par les responsables d'entreprises comme source nouvelle de performance. Etudier la compétence collective, c'est, comme le considère Amherdt et al. (2000), s'intéresser plus largement à la coordination des activités par des individus lors de situations problématiques. La compétence collective est représentée comme un ensemble de ressources dans lequel vont puiser les acteurs des collectifs mobilisés. Si la compétence collective est un stock de manières d'agir, de comportements et de modes de pensé qui évoluent de manières processuelles au gré des interactions successives (fructueuses ou non), nous sommes en droit de nous demander quelles formes concrètes peuvent prendre ces ressources ? et comment sont-elles utilisées pour l'action par les acteurs ? Egalement, ces travaux, qui démontrent de manière tout à fait pertinente ce à quoi peut ressembler une compétence collective (représentation partagée, langage opératif commun, confiance), se font par ailleurs plus discrets sur leur dynamique de construction qui est, selon nous, d'ordre communicationnelle. En s'appuyant à la fois sur les travaux théoriques issus de l'approche communicationnelle des organisations (Cooren 2000, Taylor 1993b) et sur une méthodologique d'enquête basée le concept de situation (Journé et Raulet-Croset 2008), l'article développe l'analyse d'une conversation entre acteurs d'une équipe d'exploitants d'un important prestataire logistique du secteur de l'ameublement. Cette analyse permet d'ouvrir ce que nous nommons, en référence aux travaux de Berger et Luckman (1966), le « stock de connaissance » de la compétence collective. Nous démontrons au final que les éléments de ce stock (individus stigmatisés, plaisanteries rituelles, mode d'usage des outils de gestion) sont constitués dans et par la dynamique conversationnelle des acteurs. Loin de ne constituer qu'une description théorique, l'article dégage des éléments permettant d'articuler des propositions d'animation de ces collectifs.

Date: 2009-05-04
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Citations:

Published in L'Harmattan. Sémantiques et organisations : mythes, fantasmes, non dits et quiproquos, L'Harmattan, pp.20, 2009, Conception et dynamique des organisations

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