La valeur économique d'un service non marchand multi-dimensionnel: une illustration à partir des loisirs de nature
Patrick Point,
Bénédicte Rulleau () and
Jeoffrey Dehez ()
Additional contact information
Patrick Point: GREThA - Groupe de Recherche en Economie Théorique et Appliquée - UB - Université de Bordeaux - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique
Bénédicte Rulleau: GREThA - Groupe de Recherche en Economie Théorique et Appliquée - UB - Université de Bordeaux - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique
Jeoffrey Dehez: UR ADBX - Aménités et dynamiques des espaces ruraux - CEMAGREF - Centre national du machinisme agricole, du génie rural, des eaux et forêts
Post-Print from HAL
Abstract:
Si la qualité est une composante importante de l'expérience récréative et donc de la demande de loisirs de nature, les méthodes traditionnelles d'évaluation économique (telles que la Méthode des Coûts de Déplacement ou l'Évaluation Contingente) ont encore du mal à intégrer l'aspect multidimensionnel. La Méthode des Choix Multi-Attributs (Choice Experiment) est souvent perçue comme une alternative, mais comporte, elle aussi, certaines limites. Nous examinons donc une nouvelle approche à travers la Méthode dite Multi-Programmes (MP). Basée sur l'analyse multi-attributs de Lancaster (1966), sur les travaux de Hoehn (1991) et sur un protocole développé par Santos (1998) et Point et al. (2007), la MP est consacrée au calcul des Consentements-À-Payer (CAP) des agents pour les différents attributs (appelés « programmes ») d'une politique environnementale mais aussi à l'étude des éventuelles relations de substitution ou de complémentarité entre ces derniers. En d'autres termes, cette méthode considère le fait que la valorisation marginale d'un attribut puisse augmenter ou diminuer avec celle d'un autre, i.e. qu'un biais d'inclusion est susceptible de se manifester. Elle ne consiste donc pas, pour calculer la valeur de la politique environnementale, à estimer indépendamment chaque programme, les autres étant supposés constants à leur niveau initial (ou actuel), comme dans la procédure de « Valorisation Indépendante et Sommation » (Independent Valuation and Summation) (Hoehn, 1991), mais tient également compte des changements liés à la mise en ½uvre de la politique dans son ensemble (Hoehn et Loomis, 1993). Nous proposons l'application de cette méthode au littoral girondin, où les activités récréatives s'exercent sur trois milieux simultanément (l'océan, le sable et la forêt). Un programme est lié à chacun de ces espaces. Pour modéliser les choix dichotomiques que les enquêtés sont amenés à réaliser, nous utilisons l'approche par la fonction d'évaluation de Cameron et James (1987a) qui considère que les enquêtés vont refuser de payer pour une politique si leur CAP pour cette dernière est supérieur au coût auquel elle a été proposée. Les résultats montrent que, isolé, le programme maintenant la qualité de l'accueil en forêt n'est pas valorisé, contrairement aux autres politiques. Nous constatons également que, contrairement aux postulats de Hoehn (1991) et de Santos (1998), seul ce programme et celui lié au sable sont complémentaires en évaluation. Dans tous les autres cas, les programmes sont indépendants, c'est-à-dire que les proposer en couple n'engendre pas de gain supplémentaire de bien-être.
Date: 2009
References: Add references at CitEc
Citations:
Published in Economie et Statistique / Economics and Statistics, 2009, 421, pp.29-45
There are no downloads for this item, see the EconPapers FAQ for hints about obtaining it.
Related works:
This item may be available elsewhere in EconPapers: Search for items with the same title.
Export reference: BibTeX
RIS (EndNote, ProCite, RefMan)
HTML/Text
Persistent link: https://EconPapers.repec.org/RePEc:hal:journl:hal-00605409
Access Statistics for this paper
More papers in Post-Print from HAL
Bibliographic data for series maintained by CCSD ().