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Le commencement de la déflation

Bruno Ducoudré, Hervé Péléraux (), Christine Rifflart (), Hélène Périvier (), Céline Antonin (), Christophe Blot (), Marion Cochard, Amel Falah (), Eric Heyer (), Sabine Le Bayon (), Catherine Mathieu (), Mathieu Plane and Danielle Schweisguth ()
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Hervé Péléraux: OFCE - OFCE - Sciences Po - Sciences Po
Christine Rifflart: OFCE - OFCE - Sciences Po - Sciences Po
Céline Antonin: OFCE - OFCE - Sciences Po - Sciences Po
Amel Falah: OFCE - OFCE - Sciences Po - Sciences Po
Sabine Le Bayon: OFCE - OFCE - Sciences Po - Sciences Po
Danielle Schweisguth: OFCE - OFCE - Sciences Po - Sciences Po

Authors registered in the RePEc Author Service: Xavier Timbeau ()

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Abstract: La Grande Récession se poursuit pour la cinquième année consécutive. De 2010 à 2013, les efforts budgétaires réalisés et annoncés par les pays développés ont été sans précédent, avec pour objectif une réduction rapide des déficits. Mais dans un contexte de multiplicateurs élevés, l'effort budgétaire a un coût en termes d'activité. Trop longtemps ignoré, ce mécanisme a conduit à ce que les espoirs de réduction des déficits publics furent toujours déçus. En 2013 puis en 2014, l'ensemble des pays développés continuera donc l'effort de consolidation budgétaire, malgré le haut niveau du chômage involontaire. Les multiplicateurs budgétaires restant élevés, les pays développés s'enfonceront dans le cercle vicieux d'une hausse du chômage, d'une récession qui se prolonge et de doutes croissants quant à la soutenabilité des finances publiques. La poursuite de cette stratégie d'austérité budgétaire porte en elle le germe de la déflation salariale dans les pays les plus touchés. Les réformes structurelles imposées par la troïka consistant notamment à couper dans les rémunérations des fonctionnaires indiquent que cette déflation n'est pas subie, mais encouragée, avec pour objectif la restauration de la compétitivité des pays en crise. Mais, puisque la zone euro est un espace de change fixe, cette déflation salariale ne pourra que se transmettre aux autres pays. Un nouveau levier sera activé par lequel la crise se prolongera. Lorsque les salaires décroissent, l'accès au système financier pour lisser les choix des agents économiques devient impossible. Les dettes que l'on cherche à réduire depuis le début de la crise vont s'apprécier en termes réels. La déflation par la dette deviendra le nouveau vecteur du piège de la crise.

Date: 2013-05
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Published in Revue de l'OFCE - Analyse et prévisions, 2013, pp.11-169

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