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A la recherche de la croissance perdue

Xavier Timbeau (), Céline Antonin (), Christophe Blot (), Marion Cochard, Amel Falah (), Eric Heyer (), Sabine Le Bayon (), Catherine Mathieu (), Paola Veroni (), Hervé Péléraux (), Mathieu Plane, Christine Rifflart () and Danielle Schweisguth ()
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Céline Antonin: OFCE - OFCE - Sciences Po - Sciences Po
Amel Falah: OFCE - OFCE - Sciences Po - Sciences Po
Sabine Le Bayon: OFCE - OFCE - Sciences Po - Sciences Po
Paola Veroni: OFCE - OFCE - Sciences Po - Sciences Po
Hervé Péléraux: OFCE - OFCE - Sciences Po - Sciences Po
Christine Rifflart: OFCE - OFCE - Sciences Po - Sciences Po
Danielle Schweisguth: OFCE - OFCE - Sciences Po - Sciences Po

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Abstract: Après le choc récessif survenu au tournant de 2008 et de 2009, les économies du monde paraissent enfin avoir stoppé l'effondrement de leur activité. Il semble que cette amélioration puisse être consolidée au cours de la deuxième partie de l'année 2009. Ces meilleures perspectives s'expliquent en premier lieu par la normalisation de la situation sur les marchés financiers. Les politiques publiques, massivement mobilisées, seront parvenues à enrayer la spirale baissière. Les stocks, qui avaient largement contribué au déclin de l'activité, joueraient un rôle tout aussi important dans la phase de retour de la croissance. Une correction partielle du sur-ajustement serait à l'oeuvre dans les prochains trimestres, notamment pour l'investissement. Enfin, le rebond des pays émergents permettrait la réactivation du commerce mondial qui s'était brutalement interrompu fin 2008. Pour autant, il serait hâtif de parler de reprise. D'une part, les pertes de PIB par tête sont d'une ampleur exceptionnelle et ne seront pas effacées à court terme. D'autre part, la situation macroéconomique demeure fragile. Les banques resteront marquées par les pertes passées et surtout à venir, liées à la dégradation de l'activité.Les surcapacités de production freineraient l'investissement des entreprises. La baisse de la richesse et la persistance du chômage pèseront sur la consommation des ménages. Enfin, le soutien massif apporté par les gouvernements s'épuisera progressivement tandis que la tentation de réduire la dette pourrait venir amputer la demande. Dans ces conditions, les pressions déflationnistes seraient toujours à l'oeuvre. Elles seraient, tout comme l'évolution des déficits budgétaires, dépendantes de l'évolution de la croissance potentielle. Très certainement amoindrie à court terme, la dynamique de longterme serait toutefois soumise à des forces contraires.

Date: 2009-10
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Published in Revue de l'OFCE, Presses de Sciences Po, 2009, pp.129-155

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