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De la paix par le libre-échange à l'interventionnisme pour la paix

Alain Alcouffe and Fanny Coulomb ()
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Fanny Coulomb: CESICE - Centre d'études sur la sécurité internationale et les coopérations européennes - UPMF - Université Pierre Mendès France - Grenoble 2 - IEPG - Sciences Po Grenoble - Institut d'études politiques de Grenoble, PACTE - Pacte, Laboratoire de sciences sociales - UPMF - Université Pierre Mendès France - Grenoble 2 - UJF - Université Joseph Fourier - Grenoble 1 - IEPG - Sciences Po Grenoble - Institut d'études politiques de Grenoble - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique, IEPG - Sciences Po Grenoble - Institut d'études politiques de Grenoble

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Abstract: Les rapports entre Keynes et l'économie de la guerre sont plutôt paradoxaux, d'une part, Keynes a joué un rôle non négligeable dans l'effort de guerre de son pays durant les deux conflits mondiaux et il a reconnu l'effet de relance induit par le réarmement européen, d'autre part, l'inclinaison de Keynes vers différentes dimensions du pacifisme s'est manifestée à de nombreuses occasions dans sa vie, comme dans la conclusion de la Théorie générale, laquelle s'achève sur l'espoir que les réformes du capitalisme qu'elle propose conduiront à un monde sans guerre. Nous nous proposons de montrer que Keynes s'il n'a pas développé une véritable théorie économique de la guerre et de la paix, a constamment conservé le souci de promouvoir des solutions. L'expression de « keynésianisme militaire », très utilisée durant la course aux armements américano-soviétique, a participé à nourrir les soupçons quant à la sympathie de Keynes pour le réarmement ou la guerre en tant qu'instrument privilégié de relance, voire même pour les régimes autoritaires. Son hostilité au libéralisme commercial en période de crise a aussi entretenu l'image d'un Keynes partisan du nationalisme économique, ce dernier étant souvent allé de paire avec l'éloge du militarisme, comme l'illustre le cas de Friedrich List, dans son Système national d'économie politique (1840). Une lecture des écrits de Keynes permet cependant de mettre à mal ces suppositions. De fait, le pacifisme a marqué sa pensée de façon incontestable et sa préoccupation de résoudre la crise économique est directement liée à son hostilité à la guerre, qu'il considère pourtant inévitable en l'absence de retour à la prospérité. Après avoir présenté le pacifisme affirmé du jeune Keynes (partie I), nous expliquerons que sa pensée des années 1920 est marquée par une critique radicale de l'esprit de revanche et l'appel à la coopération internationale (partie II). Enfin, nous montrerons comment, dans les années 1930, alors que la crise économique se prolonge et que le réarmement s'accélère, il va proposer une théorie économique originale, en rupture avec le libéralisme, dont la validité peut être testée par l'augmentation massive des dépenses militaires européennes (partie III).

Date: 2014-06-02
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Published in XVe Colloque international de l’Association Charles Gide pour l’Etude de la Pensée Economique (ACGEPE), Laboratoire TRIANGLE (UMR 5206), Jun 2014, Lyon, France

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