Quand la GRH vient pour secours de l’égalité professionnelle: plaidoyer pour l’utilisation de la théorie du noyau central d’Abric (1976) en amont de la conception des dispositifs organisationnels visant l’évolution des représentations sociales
Christophe Baret (christophe.baret@univ-amu.fr) and
Angelique Vuilmet (angelique.vuilmet@gmail.com)
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Christophe Baret: LEST - Laboratoire d'Economie et de Sociologie du Travail - AMU - Aix Marseille Université - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique
Angelique Vuilmet: LEST - Laboratoire d'Economie et de Sociologie du Travail - AMU - Aix Marseille Université - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique
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Abstract:
Malgré une amélioration substantielle de la condition des femmes dans les organisations depuis 1965 (Vallet, 2001), force est de constater que certains des phénomènes inégalitaires handicapant ces dernières au niveau professionnel, persistent. Et ce, malgré la présence d'un cadre législatif (peu coercitif) et de pratiques de GRH spécifiques inspirées par la littérature managériale. De nombreux travaux en sociologie et en sciences de gestion incriminent les stéréotypes de genre comme étant à l'origine de ces phénomènes et de leur persistance (Falcoz, 2018 ; Bruna, 2016, Bender et Pigeyre, 2009, Bertereau et al, 2017). Parmi ces travaux, rares sont ceux ayant mis en place une méthodologie adaptée à l'étude des mécanismes de pensée complexes à l'origine de ces construits sociocognitifs. Ces stéréotypes se caractérisent par leur stabilité et leur utilité identitaire, mais font néanmoins partie de la structure hiérarchisée (Abric, 1976) et évolutive (Moscovici, 1961) qu'est la représentation sociale (RS). Si ces derniers se situent majoritairement dans le noyau central, partie stable et génératrice de sens de la représentation, d'autres éléments cognitifs peuvent avoir autant d'importance. D'ailleurs, selon Moliner et Vidal (2003), la centralité des éléments est plus résistante aux objets dissonants (faibles et forts) que leur stéréotypie. Pour Abric (2003) et sa théorie du noyau central, la connaissance de l'organisation d'une RS est un prérequis indispensable si l'on souhaite la faire évoluer. En conséquence, nous avons mis en place, dans le cadre de notre travail de thèse, qui porte sur les pratiques de GRH permettant l'amélioration des perspectives de carrières de femmes cadres, une méthodologie répondant aux canons de la psychologie sociale et validée par des psychosociologues afin d'investiguer la teneur et l'organisation des RS d'un échantillon de femmes, hommes cadres et managers salariés d'une entreprise considérée comme un cas exemplaire (David, 2004) en matière d'égalité. Cette communication présente la théorie des représentations sociales (Moscovici, 1961) et son approche structurale (Abric, 1976), que nous avons retenue, la méthodologie choisie et nos premiers résultats confirmant l'intérêt d'une telle démarche.
Keywords: Genre; Carrière; Représentations sociales; outils de gestion; égalité professionnelle. (search for similar items in EconPapers)
Date: 2019-11-13
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Citations:
Published in 30ème congrès de l'AGRH (Association francophone de gestion des ressources humaines), IAE de Bordeaux, Nov 2019, bordeaux, France
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