EconPapers    
Economics at your fingertips  
 

Formes de connaissance et compétition

Philippe Baumard ()
Additional contact information
Philippe Baumard: CRG I3 - Centre de recherche en gestion i3 - X - École polytechnique - IP Paris - Institut Polytechnique de Paris - Université Paris-Saclay - I3 - Institut interdisciplinaire de l’innovation - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique

Post-Print from HAL

Abstract: Formes de connaissance et compétition PAR PHILIPPE BAUMARD L'entrée dans l'économie de la connaissance et sa compétition immédiatement globalisée fut trop rapide. Il n'y avait ni us, ni coutumes, ni habitus à partir desquels on pouvait rapidement refondre un droit pour ces marchés turbulents, soumis en permanence à l'ambiguïté causale et l'interprétation. Une tradition, un rituel, une « manière de faire » peut avec le travail du temps devenir une coutume instituée, puis, doucement, prendre valeur de droit. Il n'est pas difficile de comprendre comment dans chaque village, dans chaque nation, à force de constater des écarts entre comportements attendus, implicites, sociaux, et le jeu des jurisprudences, se forme l'encadrement de droit à la pratique commerciale et à la vie en société. En d'autres termes, les dimensions comportementales dans une société sont probablement le fruit d'une longue structuration à la Giddens, où personne n'est particulièrement prédisposé à défendre un sens plutôt qu'un autre, et où chacun essaye simplement de réduire son anxiété, son articulation « bancale » avec des faits sociaux plus ou moins prévisibles 1. La praxis façonne dans la durée actions et interactions, mais tout cela présente une certaine unité de lieu et de temps. Nous sommes tous attachés à un contexte, que nous trimbalons bon gré, mal gré. Nos propres « agencements humains » forment leurs petites structures rampantes où nous produisons, de déboires en expériences heureuses, une connaissance des situations. En miroir de ce gargouillement perpétuel d'essais, d'erreurs et d'apprentissages, des règles se forment, des routines deviennent des institutions et leur adoption tacite façonne la familiarité sociale. La fabrique des sociétés se fait dans le quotidien des interactions ; c'est-à-dire dans une certaine unité de temps, de lieu et d'action.

Date: 2012
Note: View the original document on HAL open archive server: https://cnam.hal.science/hal-03227736v1
References: Add references at CitEc
Citations:

Published in C. Harbulot. Intelligence économique, Paris : Presses Universitaires de France, pp.177-188, 2012

Downloads: (external link)
https://cnam.hal.science/hal-03227736v1/document (application/pdf)

Related works:
This item may be available elsewhere in EconPapers: Search for items with the same title.

Export reference: BibTeX RIS (EndNote, ProCite, RefMan) HTML/Text

Persistent link: https://EconPapers.repec.org/RePEc:hal:journl:hal-03227736

Access Statistics for this paper

More papers in Post-Print from HAL
Bibliographic data for series maintained by CCSD ().

 
Page updated 2025-03-19
Handle: RePEc:hal:journl:hal-03227736