EconPapers    
Economics at your fingertips  
 

Le management des industries créatives

Thomas Paris and David Massé ()
Additional contact information
Thomas Paris: GREGH - Groupement de Recherche et d'Etudes en Gestion à HEC - HEC Paris - Ecole des Hautes Etudes Commerciales - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique
David Massé: CRG I3 - Centre de recherche en gestion i3 - X - École polytechnique - IP Paris - Institut Polytechnique de Paris - Université Paris-Saclay - I3 - Institut interdisciplinaire de l’innovation - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique

Post-Print from HAL

Abstract: Management et création… Le bel oxymore ! L'association de ces termes heurte nos conceptions, car elle renvoie spontanément aux idées d'un côté de standardisation, de stabilité, de contrôle, et de l'autre de singularité, de transgression ou d'incertitude. Cette opposition sémantique ne peut cependant pas masquer que ces univers cohabitent et se sont rapprochés, notamment depuis l'introduction du terme de creative industries 1 par Richard Caves (2000) et des recherchesnombreuses, mais fragmentéesqui se sont attachées à mieux comprendre l'organisation et le management de ces industries dans une grande variété d'approches théoriques et méthodologiques. Cet article introductif entend affirmer ou réaffirmer la pertinence de la catégorie d'« industries créatives » vis-à-vis des recherches en management. Il développe l'idée que les entreprises qui évoluent dans ces industries font face à un paradigme managérial idiosyncratique qui repose sur trois spécificités structurantes : différenciation par l'originalité, abondance, subjectivité du créateur. La catégorie est pertinente, et des secteurs qui peuvent paraître aux antipodes les uns des autresjeu vidéo et parfum, grande cuisine et musique, édition et mode, spectacle vivant et architecture…-ont un ADN commun. Que la catégorie soit pertinente ne doit pas occulter pour autant sa variété. Elle apparaît, dans l'énumération qui vient d'être faite, dans les modes de diffusion et dans les matériaux de création, qui structurent cette agrégation d'industries. Elle se manifeste autour de deux autres lignes de faille. D'une part, si ces entreprises s'inscrivent dans un paradigme managérial spécifique, elles le font de manière plus ou moins volontariste, plus ou moins consciente, donnant lieu au sein de ces industries à des « mondes opposés » qui peuvent avoir tendance à se polariser. D'autre part, même si l'on retrouve un

Date: 2021-04
New Economics Papers: this item is included in nep-cul and nep-isf
Note: View the original document on HAL open archive server: https://hal.science/hal-03327529v1
References: View references in EconPapers View complete reference list from CitEc
Citations:

Published in Revue Française de Gestion, 2021, 47 (296), pp.51-63. ⟨10.3166/rfg.2021.00536⟩

Downloads: (external link)
https://hal.science/hal-03327529v1/document (application/pdf)

Related works:
This item may be available elsewhere in EconPapers: Search for items with the same title.

Export reference: BibTeX RIS (EndNote, ProCite, RefMan) HTML/Text

Persistent link: https://EconPapers.repec.org/RePEc:hal:journl:hal-03327529

DOI: 10.3166/rfg.2021.00536

Access Statistics for this paper

More papers in Post-Print from HAL
Bibliographic data for series maintained by CCSD ().

 
Page updated 2025-03-19
Handle: RePEc:hal:journl:hal-03327529