L'économie mondiale sous le(s) choc(s)
Céline Antonin,
Elliot Aurissergues (),
Christophe Blot (),
Magali Dauvin (),
Amel Falah (),
Sabine Le Bayon (),
Pierre Madec (),
Catherine Mathieu (),
Hervé Péléraux (),
Mathieu Plane,
Christine Rifflart (),
Raul Sampognaro () and
Paul Malliet
Additional contact information
Elliot Aurissergues: OFCE - Observatoire français des conjonctures économiques (Sciences Po) - Sciences Po - Sciences Po
Christophe Blot: OFCE - Observatoire français des conjonctures économiques (Sciences Po) - Sciences Po - Sciences Po
Magali Dauvin: OFCE - Observatoire français des conjonctures économiques (Sciences Po) - Sciences Po - Sciences Po
Amel Falah: OFCE - Observatoire français des conjonctures économiques (Sciences Po) - Sciences Po - Sciences Po
Sabine Le Bayon: OFCE - Observatoire français des conjonctures économiques (Sciences Po) - Sciences Po - Sciences Po
Pierre Madec: OFCE - Observatoire français des conjonctures économiques (Sciences Po) - Sciences Po - Sciences Po
Catherine Mathieu: OFCE - Observatoire français des conjonctures économiques (Sciences Po) - Sciences Po - Sciences Po
Hervé Péléraux: OFCE - Observatoire français des conjonctures économiques (Sciences Po) - Sciences Po - Sciences Po
Christine Rifflart: OFCE - Observatoire français des conjonctures économiques (Sciences Po) - Sciences Po - Sciences Po
Raul Sampognaro: OFCE - Observatoire français des conjonctures économiques (Sciences Po) - Sciences Po - Sciences Po
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Abstract:
L'activité économique mondiale a progressé rapidement en 2021 permettant de combler en partie la chute qui avait été observée en 2020. Pourtant, à peine remise de la pandémie de Covid-19, l'économie mondiale doit faire face à une nouvelle série de chocs. La résurgence de l'inflation observée à partir de l'été dernier en est le premier symptôme. Elle est d'abord liée à l'écart entre l'offre et la demande de produits énergétiques, ce qui a eu pour conséquence de faire grimper non seulement le prix du pétrole mais également celui du gaz et des biens alimentaires. Malgré l'amélioration de la situation sanitaire, le virus circule toujours entraînant des dysfonctionnements dans les chaînes de production. Il en résulte des difficultés d'approvisionnement qui alimentent également les tensions sur les prix. Depuis février, l'invasion de l'Ukraine par la Russie est venue amplifier le risque d'un ralentissement économique mondial, en amplifiant l'augmentation des prix énergétiques et alimentaires. Ce conflit s'accompagne de tensions géopolitiques qui ont fortement accru l'incertitude en raison des menaces d'extension du conflit ou de l'escalade des sanctions. Ainsi, outre les ménages qui souffrent de pertes de pouvoir d'achat, les entreprises pourraient se montrer plus réticentes à investir au cours des prochains mois. Même si les gouvernements prennent des mesures pour amortir l'impact de la hausse des prix, la sortie du « Quoi qu'il en coûte » se traduit par la réduction des déficits publics. Quant aux banques centrales, leur soutien ne peut plus être assuré dès lors que l'inflation dépasse largement leur cible. Elles ont même soit amorcé, soit annoncé, un resserrement de la politique monétaire. Dans le contexte actuel, ces décisions contribueraient au recul de la demande. En France, la hausse des prix de l'énergie contribuerait à accroître l'inflation de 1,9 point en moyenne en 2022. Hors bouclier tarifaire et remise de 15 centimes hors taxe sur le litre de carburant, la contribution de l'énergie à l'inflation aurait été de 4 points en 2022. Hors mesures budgétaires spécifiques, le choc énergétique lié au pétrole, au gaz et à l'électricité aurait amputé la croissance française de 1,3 point de PIB en 2022. En tenant compte de la réponse budgétaire, l'impact du choc énergétique serait réduit à -0,7 point de PIB, soit quasiment de moitié. L'ensemble des nouveaux chocs (prix de l'énergie, vague Omicron, difficultés d'approvisionnement, incertitudes géopolitiques, remontée des taux) affectant l'économie française amputerait le PIB de 2,3% en 2022 mais les nouvelles mesures budgétaires mises en place pour y répondre permettraient de compenser les chocs, notamment le choc énergétique, à hauteur de 0,8% du PIB. A l'aune de ces nouveaux chocs, nous avons révisé notre prévision de croissance pour la France de 4,2% à 2,7% en 2022. Après un premier trimestre de stagnation du PIB, la croissance s'établirait à 0,2% au deuxième trimestre, puis évoluerait à un rythme de 0,3% aux troisième et quatrième trimestres 2022. À la fin de l'année 2022, la croissance du PIB de la France, en glissement annuel, serait de 0,7%, avec un acquis pour l'année 2023 de seulement 0,4%.
Keywords: économie mondiale; inflation; situation sanitaire; augmentation des prix; banques centrales; politique monétaire (search for similar items in EconPapers)
Date: 2022-05-25
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Citations:
Published in OFCE Policy Brief, 2022, 106, pp.1-22
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