EconPapers    
Economics at your fingertips  
 

Des puces et des hommes: quand le travail « 4.0 » se révèle plus humain que prévu

Véronique Blanc-Brude () and Christian Defélix ()
Additional contact information
Véronique Blanc-Brude: CERAG - Centre d'études et de recherches appliquées à la gestion - UGA - Université Grenoble Alpes, HEIG-VD - Haute Ecole d'Ingénierie et de Gestion du Canton de Vaud [Yverdon-les-Bains]
Christian Defélix: CERAG - Centre d'études et de recherches appliquées à la gestion - UGA - Université Grenoble Alpes

Post-Print from HAL

Abstract: Pour répondre aux enjeux d'efficacité et de qualité de fabrication, la forte automatisation et l'intégration de données qui caractérisent l'industrie 4.0 permettent de produire des séries personnalisées aux coûts de la production de masse, ce qui engendre la création de situations de travail dynamiques et complexes. Dans les industries « de flux » telles que celle de la microélectronique, le travail humain, bien réel, devient moins visible puisqu'il n'intervient qu'en cas d'interruption du flux ou de process . Mais quelles conséquences a exactement cette automatisation poussée à son maximum, sur le travail et les compétences requises pour les opérateurs ? Cet article s'appuie sur l'étude d'un cas industriel, où la quête de haute performance et les seuils successifs d'automatisation conduisent à intensifier la surveillance des anomalies. Le cadre théorique choisi est celui du travail invisible et de son expérience triple (Gomez, 2013), qui permet de lever le voile sur une mutation du travail peu prise en compte par l'organisation officielle. À partir d'une observation directe et d'entretiens semi directifs, cette recherche révèle que l'expérience du travail est d'abord marquée par une hypertrophie de la dimension objective, en décalage avec de nombreuses présentations flatteuses des usines 4.0. Elle est également caractérisée par une dimension collective, non formalisée mais nécessaire, basée sur de nombreuses interactions. Elle est enfin l'occasion d'une expérience subjective, où se concentrent et s'arbitrent de nombreuses tensions. Ainsi, le travail « 4.0 », bien que plus automatisé, se révèle plus humain que prévu.

Date: 2023
References: Add references at CitEc
Citations:

Published in Annales des Mines - Gérer & comprendre, 2023, N° 153 (3), pp.49-59. ⟨10.3917/geco1.153.0049⟩

There are no downloads for this item, see the EconPapers FAQ for hints about obtaining it.

Related works:
This item may be available elsewhere in EconPapers: Search for items with the same title.

Export reference: BibTeX RIS (EndNote, ProCite, RefMan) HTML/Text

Persistent link: https://EconPapers.repec.org/RePEc:hal:journl:hal-04809489

DOI: 10.3917/geco1.153.0049

Access Statistics for this paper

More papers in Post-Print from HAL
Bibliographic data for series maintained by CCSD ().

 
Page updated 2026-05-05
Handle: RePEc:hal:journl:hal-04809489