L'évaluation des investissements incorporels en France: méthodes et premiers résultats
Vincent Delbecque,
Sylvie Le Laidier,
Jacques Mairesse and
Laurence Nayman
Additional contact information
Vincent Delbecque: UP11 - Université Paris-Sud - Paris 11
Sylvie Le Laidier: INSEE - Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE)
Jacques Mairesse: CREST - Centre de Recherche en Économie et Statistique - ENSAI - Ecole Nationale de la Statistique et de l'Analyse de l'Information [Bruz] - Groupe ENSAE-ENSAI - Groupe des Écoles Nationales d'Économie et Statistique - X - École polytechnique - IP Paris - Institut Polytechnique de Paris - ENSAE Paris - École Nationale de la Statistique et de l'Administration Économique - Groupe ENSAE-ENSAI - Groupe des Écoles Nationales d'Économie et Statistique - IP Paris - Institut Polytechnique de Paris - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique
Laurence Nayman: CEPII - Centre d'Etudes Prospectives et d'Informations Internationales - Centre d'analyse stratégique
Post-Print from HAL
Abstract:
Alors même que depuis les années 1980 les pays développés connaissaient une transformation profonde de leur organisation et de leurs processus de production, avec une importance accrue de l'informatique et des activités de recherche et développement (R&D), ils ont aussi été exposés à des ralentissements, voire à des fléchissements, de la productivité du travail et de la productivité globale des facteurs. Quelque peu contradictoires, ces observations ont pu être en partie imputées aux difficultés de la comptabilité nationale à caractériser et prendre en compte différents types d'investissements incorporels. Bien que certains de ces investissements, comme ceux en logiciels, soient déjà intégrés en tant que tels par la comptabilité nationale, d'autres, la R&D notamment, restent à ce jour traités pour l'essentiel comme des consommations intermédiaires ; d'autres encore ne sont pas isolés et sont donc pratiquement ignorés dans les comptes nationaux. La présente étude vise à combler cette lacune pour la France. À l'instar des travaux de Corrado, Hulten et Sichel (2005, 2009), pour les États-Unis, elle identifie d'abord un ensemble très divers d'investissements incorporels. Elle en propose ensuite des estimations pour l'année 2004, prise comme référence, et en évolution de 1980 à 2008. Selon ces estimations, les investissements incorporels auraient représenté de 130 à 164 milliards d'euros en 2004 (entre 7,9 % et 9,9 % du PIB) selon que l'on adopte une définition plus ou moins large pour certains postes ou une interprétation plus ou moins extensive de certaines sources statistiques. Ces investissements ont été en constante augmentation depuis 1980 sans toutefois compenser un ralentissement de la croissance des investissements corporels. Bien que leur prise en compte ne modifie pas sensiblement les chiffres de la croissance économique générale, elle affecte significativement l'évolution de la productivité globale des facteurs.
Keywords: PIB; investissements incorporels en France; informatique; activités de recherche et développement; comptabilité nationale; consommations intermédiaires (search for similar items in EconPapers)
Date: 2012-11-30
Note: View the original document on HAL open archive server: https://insee.hal.science/hal-05558579v1
References: Add references at CitEc
Citations:
Published in Economie et Statistique / Economics and Statistics, 2012, 450, pp.3-27
Downloads: (external link)
https://insee.hal.science/hal-05558579v1/document (application/pdf)
Related works:
This item may be available elsewhere in EconPapers: Search for items with the same title.
Export reference: BibTeX
RIS (EndNote, ProCite, RefMan)
HTML/Text
Persistent link: https://EconPapers.repec.org/RePEc:hal:journl:hal-05558579
Access Statistics for this paper
More papers in Post-Print from HAL
Bibliographic data for series maintained by CCSD ().