Du Smic au niveau de vie: composantes et évolutions
Adélaïde Favrat,
Delphine Prady and
Chloé Tavan ()
Additional contact information
Adélaïde Favrat: Direction Générale du Trésor
Delphine Prady: Direction Générale du Trésor
Chloé Tavan: Direction Générale du Trésor, CREST-INSEE - Centre de Recherche en Economie et en Statistique - ENSAI - Ecole Nationale de la Statistique et de l'Analyse de l'Information [Bruz] - Groupe ENSAE-ENSAI - Groupe des Écoles Nationales d'Économie et Statistique - ENSAE Paris - École Nationale de la Statistique et de l'Administration Économique - Groupe ENSAE-ENSAI - Groupe des Écoles Nationales d'Économie et Statistique - IP Paris - Institut Polytechnique de Paris - INSEE - Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE)
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Abstract:
En 2011, les salariés au Smic horaire sont plus souvent dans le bas de l'échelle des niveaux de vie que les autres salariés : leur niveau de vie ne représente que les deux tiers de celui des salariés rémunérés au-delà de 1,1 Smic. En effet, ces salariés disposent de revenus d'activité moindres, ce d'autant plus qu'ils sont plus souvent à temps partiel et connaissent plus souvent des périodes sans emploi dans l'année. Le système socio-fiscal tend cependant à réduire ces écarts car il accroît le niveau de vie moyen des salariés au Smic de 8 % et réduit celui des salariés rémunérés au-delà. Les prestations sociales et les dispositifs de soutien à l'emploi représentent au total 11 % du revenu disponible des salariés au Smic. La contribution des dispositifs d'aide à l'emploi, prime pour l'emploi (PPE) et volet activité du revenu de solidarité active (RSA), reste cependant faible, au regard des autres composantes de leur revenu disponible, à cause des périodes sans emploi, ou des revenus complémentaires dont bénéficie leur ménage ce qui les exclut de ces aides sous condition de ressources. Le niveau de vie des salariés au Smic présente cependant une assez grande hétérogénéité : 28 % d'entre eux ont un niveau de vie supérieur au niveau médian. Cela s'explique notamment par leur durée de travail sur l'année, et aussi par l'apport de ressources par leur conjoint. Les personnes au Smic vivant en familles monoparentales ont un niveau de vie bien moindre que celui des personnes en couple sans enfant, malgré un revenu salarial assez proche. Entre 1999 et 2012, à configuration familiale et temps de travail donnés, la législation socio-fiscale a permis d'augmenter le revenu disponible réel des ménages au Smic plus rapidement que le salaire minimum réel : il a progressé de plus de 10 % quand le salaire a augmenté de 7 %. La création de dispositifs visant à soutenir les revenus des salariés modestes - PPE en 2001, puis RSA en 2009 - a joué un rôle déterminant ...
Keywords: Smic; niveau de vie; système socio-fiscal; prime pour l’emploi (PPE) et revenu de solidarité active (RSA); revenu disponible réel des ménages et salariés modestes (search for similar items in EconPapers)
Date: 2012-10-25
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Citations:
Published in Economie et Statistique / Economics and Statistics, 2012, 448-449, pp.29-47
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