L’économie mondiale à l’étroit
Eric Heyer (),
Christophe Blot (),
Céline Antonin (),
Elliot Aurissergues (),
Amel Falah (),
Sabine Le Bayon (),
Catherine Mathieu and
Xavier Timbeau ()
Additional contact information
Eric Heyer: OFCE - Observatoire français des conjonctures économiques (Sciences Po) - Sciences Po - Sciences Po
Christophe Blot: EconomiX - EconomiX - UPN - Université Paris Nanterre - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique
Céline Antonin: OFCE - Observatoire français des conjonctures économiques (Sciences Po) - Sciences Po - Sciences Po
Elliot Aurissergues: OFCE - Observatoire français des conjonctures économiques (Sciences Po) - Sciences Po - Sciences Po
Amel Falah: OFCE - Observatoire français des conjonctures économiques (Sciences Po) - Sciences Po - Sciences Po
Sabine Le Bayon: OFCE - Observatoire français des conjonctures économiques (Sciences Po) - Sciences Po - Sciences Po
Catherine Mathieu: OFCE - Observatoire français des conjonctures économiques (Sciences Po) - Sciences Po - Sciences Po
Xavier Timbeau: OFCE - Observatoire français des conjonctures économiques (Sciences Po) - Sciences Po - Sciences Po
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Abstract:
Malgré la guerre commerciale relancée par Donald Trump en 2025, le commerce mondial ne s'est pas effondré et la croissance a fait preuve de résilience en se maintenant à 3,3 % en 2025. La demande intérieure américaine a cependant faibli sans doute en lien avec le maintien d'une inflation supérieure à la cible de la banque centrale américaine ce qui l'a conduite à interrompre l'assouplissement de la politique monétaire jusqu'en septembre 2025. Les représailles limitées de la part des partenaires des États-Unis ont permis de limiter les effets inflationnistes des tarifs douaniers dans les autres pays. La flambée des prix de l'énergie liée au conflit au Moyen-Orient et au blocage du détroit d'Ormuz à partir de la fin du mois de février 2026 vont toutefois alimenter temporairement le retour de l'inflation qui devrait s'approcher ou dépasser 3 % dans la zone euro, au Royaume-Uni ou aux États-Unis. Ce choc énergétique devrait réduire le pouvoir d'achat et la croissance mondiale, attendue à 3 % en 2026. Même si les économies bénéficieront des baisses de taux passées, le soutien des banques centrales à la croissance s'atténuerait avec un arrêt de l'assouplissement monétaire. Plus contraintes dans certains pays – France, Italie ou Royaume-Uni –, les politiques budgétaires seraient moins réactives qu'en 2022. Les politiques budgétaires de l'Allemagne, des États-Unis ou du Japon sont déjà expansionnistes et ce soutien ne serait pas fortement amplifié pour répondre à la crise énergétique. Le principal risque pour 2026 reste une prolongation du conflit au Moyen-Orient. Un scénario de crise durable ferait grimper le pétrole à 120 $ et le gaz à 80 €/MWh, entraînant une inflation plus forte, un resserrement de la politique monétaire et donc un coût macroéconomique pouvant atteindre 0,9 point de croissance en 2027 pour les grands pays européens.
Date: 2026-04-08
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Citations:
Published in OFCE Policy Brief, 2026, Perspectives économiques 2026-2027 pour l’économie européenne et mondiale (156), pp.1-14
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