Empowerment et rupture d’habitudes: une étude qualitative sur le changement de comportement vers des cosmétiques plus sains pour la santé
Gwladys Berenguel (),
Maria-Belen Ojeda Trujillo (),
Agnès Helme-Guizon (),
Séverine Louvel () and
Claire Philippat ()
Additional contact information
Gwladys Berenguel: CERAG - Centre d'études et de recherches appliquées à la gestion - UGA - Université Grenoble Alpes
Maria-Belen Ojeda Trujillo: URMIS - Unite de recherche migrations et sociétés - UNS - Université Nice Sophia Antipolis (1965 - 2019) - Institut de recherche pour le développement [IRD] : UR205 - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique - UPCité - Université Paris Cité - UniCA - Université Côte d'Azur
Agnès Helme-Guizon: CERAG - Centre d'études et de recherches appliquées à la gestion - UGA - Université Grenoble Alpes
Séverine Louvel: PACTE - Pacte, Laboratoire de sciences sociales - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique - UGA - Université Grenoble Alpes - IEPG - Sciences Po Grenoble-UGA - Institut d'études politiques de Grenoble - UGA - Université Grenoble Alpes, IEPG - Sciences Po Grenoble-UGA - Institut d'études politiques de Grenoble - UGA - Université Grenoble Alpes
Claire Philippat: IAB - Institute for Advanced Biosciences / Institut pour l'Avancée des Biosciences (Grenoble) - EFS Auvergne-Rhône-Alpes - Lyon - Établissement Français du Sang Auvergne-Rhône-Alpes [Lyon] - EFS - Établissement Français du Sang [La Plaine Saint-Denis] - CHUGA - CHU de Grenoble-Alpes - Centre Hospitalier Universitaire CHU Grenoble - INSERM - Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique - UGA - Université Grenoble Alpes
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Abstract:
En 2024, le marché français de la beauté a atteint 22,8 milliards d'euros, selon Xerfi. 63% des Français ont déclaré dépenser entre 10 et 50€ par mois dans cette catégorie de produits (Opinion way pour Blissim, 2023). Or, par l'utilisation seule des produits de soin et cosmétiques, la population est ainsi exposée à plus de 160 substances chimiques par jour (Ficheux et al., 2019). Plusieurs de ces substances (e.g., paraben, phenols, phthalates etc.) sont suspectées d'être des perturbateurs endocriniens (Larsonn et al., 2014), nocives pour l'environnement et la santé en perturbant notre système hormonal (OMS). En effet, ces perturbateurs sont notamment responsables de l'augmentation de certains cancers (Schug et al., 2016), de troubles liés à la reproduction et la fertilité (Martin et al., 2022) ou encore des troubles de l'apprentissage et du comportement (Bergman et al., 2012). Au vu de ces risques, le Ministère de la Transition Ecologique et de la Cohésion du Territoire (2021), recommandent d'appliquer le principe de précaution et de limiter l'exposition. Toutefois, divers facteurs compliquent l'évitement de ces substances. En effet, les individus ne perçoivent pas le risque lié aux produits cosmétiques et les substances qui les intègre de façon équivalente (Bertin, 2023), les listes d'ingrédients peuvent être difficiles à lire (Okman et Yalçın, 2024), et les alternatives à ces substances sont parfois douteuses (Martin et al., 2022). Ainsi, la réduction de l'exposition dépend de la capacité des individus à comprendre des informations complexes et à agir en conséquence ; d'où l'importance de renforcer l'empowerment individuel, défini comme un processus psychologique permettant d'agir de manière autonome vers ses propres objectifs (Spreitzer, 1995 ; Zimmerman, 1995). Ce processus repose sur quatre dimensions — compétence, autonomie, sens et impact perçu — et peut évoluer ou être renforcé via des interventions, et changer au fil du temps (Zimmerman, 1995). Selon Verplanken et al. (2008), un changement de contexte qui perturbe les habitudes ouvre une fenêtre propice à une réflexion plus délibérée sur les comportements (ici de choix des produits de soin et cosmétiques). Nous étudions ainsi dans quelle mesure une intervention visant à rompre temporairement les habitudes (Habit Discontinuity Theory) peut renforcer l'empowerment. À notre connaissance, il s'agit de la première recherche reliant cette théorie aux quatre dimensions de Spreitzer pour analyser son impact potentiel sur l'empowerment. Cette recherche vise à répondre à quatre questions : dans quelle mesure la rupture des habitudes favorise-t-elle l'empowerment (Q1) ? Comment l'empowerment psychologique soutient-il les changements comportementaux positifs ou négatifs (Q2) ? Pourquoi certains individus évoluent-ils vers des changements positifs tandis que d'autres restent neutres ou abandonnent le changement (Q3) ? Et, à différents niveaux, comment maximiser cette « fenêtre de changement » (Q4) ? Les objectifs de l'étude sont ainsi d'évaluer les perceptions de risque liées aux perturbateurs endocriniens, d'observer les réponses comportementales et d'identifier les facteurs favorisant ou freinant le changement aux niveaux individuel et collectif, à partir d'entretiens semi-directifs. Elle se situe ainsi à l'intersection de l'empowerment (Spreitzer, 1995 ; Zimmerman, 1995) et de la Habit Discontinuity Theory (Verplanken et al., 2008, 2018).
Keywords: Habit Discontinuity Theory; empowerment; Perturbateurs endocriniens; Cosmétiques (search for similar items in EconPapers)
Date: 2026-05-20
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Citations:
Published in 42ème Congrès International de l'AFM, Association française du marketing, May 2026, Angers, France
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