EconPapers    
Economics at your fingertips  
 

East African Community: vers une intégration par défaut ?

François Grignon
Additional contact information
François Grignon: IFRA / FIRA - Afrique au sud du Sahara - Africa south of the Sahara / Institut Français de Recherche en Afrique - French Institute for Research in Africa - MEAE - Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique

Post-Print from HAL

Abstract: L a signature le 30 novembre 1999 du traité rétablissant la Communauté est-africaine (East African Community, EAC) soulève un nombre important d'interrogations sur le rôle effectif que cette nouvelle organisation régionale va pouvoir jouer en Afrique orientale. En effet, les organisations inter-gouvernementales africaines connaissent, depuis les indépendances, une floraison impressionnante (plus de deux cents recensées en 1995), qui n'a d'égale que leur incapacité à remplir les objectifs affichés. Les raisons de ce foisonnement et de ces échecs ont été maintes fois soulignées : les États africains sont trop dépendants de leurs ressources internationales pour consentir à aucun abandon de souveraineté. L'existence de ces organisations inter-gouvernementales remplit cependant des fonctions importantes de légitimation auprès de la Communauté internationale. Le contexte des années 1990 a apporté une lumière nouvelle sur l'importance économique et politique du régionalisme. La régionalisation et la mondialisation des activités économiques internationales se sont révélées être les deux processus d'intégration les plus marquants de la fin du siècle (Beaud et al., 1999). Les progrès techniques dans le secteur des communications et la déréglementation généralisée du commerce international ont favorisé un accroissement considérable des flux financiers et un redéploiement global des grandes firmes. La fin de la guerre froide a ainsi suscité une ouverture économique internationale fondée sur le succès du libéralisme tandis que les relations économiques de proximité se sont également réaffirmées autour des trois grandes aires de prospérité de l'hémisphère nord : Amérique, Europe, Asie orientale. Depuis au moins une décennie, l'État est en retrait et ses représentants doivent composer de nouvelles stratégies pour faire valoir leurs ambitions de puissance ou, dans le cas de l'Afrique, leurs stratégies de survie face à un ajustement structurel auquel ils peuvent désormais rarement échapper. Que signifient les nouvelles expériences d'intégration régionale dans ce contexte de retrait étatique et de privatisation généralisée de ses fonctions cardinales ?

Keywords: Integration; Kenya; Tanzania; Ouganda; East Africa Community (search for similar items in EconPapers)
Date: 2000
Note: View the original document on HAL open archive server: https://shs.hal.science/halshs-01211395v1
References: Add references at CitEc
Citations:

Published in 2000

Downloads: (external link)
https://shs.hal.science/halshs-01211395v1/document (application/pdf)

Related works:
This item may be available elsewhere in EconPapers: Search for items with the same title.

Export reference: BibTeX RIS (EndNote, ProCite, RefMan) HTML/Text

Persistent link: https://EconPapers.repec.org/RePEc:hal:journl:halshs-01211395

Access Statistics for this paper

More papers in Post-Print from HAL
Bibliographic data for series maintained by CCSD ().

 
Page updated 2025-03-19
Handle: RePEc:hal:journl:halshs-01211395