Comment expliquer la sous-représentation des femmes dans les écoles d’ingénieurs les plus sélectives ?
Cécile Bonneau and
Léa Dousset
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Cécile Bonneau: Aalto University
Léa Dousset: PSE - Paris School of Economics - UP1 - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne - ENS-PSL - École normale supérieure - Paris - PSL - Université Paris Sciences et Lettres - EHESS - École des hautes études en sciences sociales - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique - INRAE - Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement - ENPC - École nationale des ponts et chaussées - IP Paris - Institut Polytechnique de Paris, PJSE - Paris Jourdan Sciences Economiques - UP1 - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne - ENS-PSL - École normale supérieure - Paris - PSL - Université Paris Sciences et Lettres - EHESS - École des hautes études en sciences sociales - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique - INRAE - Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement - ENPC - École nationale des ponts et chaussées - IP Paris - Institut Polytechnique de Paris
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Abstract:
Bien que les femmes soient majoritaires dans l'enseignement supérieur en France, elles restent fortement sous-représentées dans les grandes écoles d'ingénieurs, notamment les plus sélectives. Ces écoles recrutent sur concours, censés garantir une sélection objective fondée sur les performances académiques. Leur préparation exige deux à trois années en classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE), réputées pour leur intensité. La faible proportion de femmes admises dans les écoles les plus sélectives pourrait s'expliquer par deux types de facteurs : des écarts de performance (avant ou pendant la CPGE, ou au moment du concours), ou des différences de préférences quant aux concours présentés ou au choix d'affectation. Nos analyses permettent d'écarter à la fois le rôle des préférences et celui des performances avant l'entrée en CPGE comme causes principales, car ces facteurs jouent en réalité en faveur des femmes. Le coeur de l'explication réside dans une inversion progressive de l'écart de performance entre les femmes et les hommes au cours des années de classe préparatoire, notamment dans les filières les plus sélectives et compétitives, les classes « étoile ». Ce décrochage se double d'un léger désavantage des femmes le jour du concours, qui contribue également – bien que dans une moindre mesure – à leur sous-représentation dans les écoles d'ingénieurs les plus sélectives.
Date: 2025-05
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Published in 2025
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