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Union économique et mobilité des facteurs; le cas de l'Union Économique et Monétaire Ouest Africain (UEMOA)

Bernard Decaluwe (), J.-C. Dumont, Sandrine Mesplé-Somps and V. Robichaud

Cahiers de recherche from Université Laval - Département d'économique

Abstract:

L'objet de ce papier est d'analyser les conséquences de la mise en place d'une Union économique entre les pays d'Afrique de l'Ouest (UEMOA), dans le cadre d'un modèle d'équilibre général calculable multi-pays avec mobilité des facteurs de production. On s'interroge sur les facteurs de convergence ou de divergence de développement, consécutifs à la réallocation des ressources et du commerce engendrés par la création de l'Union entre les pays membres qui, même s'ils ont des niveaux de revenus uniformément faibles, sont d'une configuration assez asymétrique. Tout d'abord, dans la mesure où l'Union économique signifie pour certains une forte ouverture internationale et pour d'autres un léger réarmement douanier, ses effets, de faible ampleur, sont contrastés. Par ailleurs, en dépit de l'asymétrie du choc, nos résultats sont conformes à ceux développés par Venables (1999): la Côte d'Ivoire qui possède le rapport des facteurs de production le moins éloigné du rapport mondial est le pays qui bénéficie le plus du processus d'intégration régionale. A l'inverse, le Burkina Faso voit sa situation se dégrader. La mobilité du travail et du capital industriel accentue le phénomène de divergence entre les pays de la zone. C'est ainsi que le Sénégal, et dans une moindre mesure le Togo, verraient à long terme leurs situations se dégrader par rapport au scénario de référence du fait de la fuite des capitaux industriels et donc leur écart de développement avec la Côte d'Ivoire croître. A contrario, la question migratoire, qui est parfois mise en exergue dans ce contexte, compte tenu des niveaux des flux et de l'ampleur somme toute modérée du choc macro-économique n'apparaît pas avec acuité. Enfin, on montre que la question de la transition fiscalo-douanière est centrale. En effet, selon le mode de financement des pertes fiscales choisi, l'impact des réformes douanières peut aller en sens opposé notamment sur la croissance des secteurs industriels dans des pays comme le Sénégal. Tant de problème du "creusement" du fossé entre la Côte d'Ivoire et ses partenaires régionaux et ses effets en terme de migration et de localisation du capital industriel dans la région, que le traitement du problème de la transition fiscalo-douanière doivent inciter la communauté internationale à envisager les politiques d'aide dans une stratégie régionale et non pas nationale comme cela l'est malheureusement encore.

Keywords: Intégration régionale; UEMOA; migration; FDI; MEGC (search for similar items in EconPapers)
JEL-codes: F15 F2 O55 R13 (search for similar items in EconPapers)
Date: 2000
New Economics Papers: this item is included in nep-ifn
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