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Le nouvel ordre écologique de Luc Ferry – « écosophie » ou éthique de la responsabilité ?

Yvon Pesqueux ()
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Yvon Pesqueux: LIRSA - Laboratoire interdisciplinaire de recherche en sciences de l'action - CNAM - Conservatoire National des Arts et Métiers [CNAM]

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Abstract: Le nouvel ordre écologique de Luc Ferry – « écosophie » ou éthique de la responsabilité ? Dans cet essai sur l'écologie, L. Ferry remet en cause les fondements de la vision sympathique généralement associée à la perception courante de l'écologie. Revenant au Moyen-âge, il mentionne les signes d'un « contrat naturel » où les animaux étaient considérés comme des créatures de Dieu suivant la loi naturelle ou comme fléau envoyé par le diable, ils pouvaient être dédommagés ou excommuniés. L'action en justice reconnaissait à l'animalité des traits que l'on retrouve sous d'autres formes aujourd'hui. A titre du pendant à l'obscurantisme médiéval, l'auteur mentionne les droits légaux des arbres par une question soulevée en 1972 en Californie en relation avec les thèses de l'« écologie radicale ». Cette posture sert de référence à la genèse actuelle d'un droit de la nature du même ordre que les droits des personnes, par référence à un humanisme moderne. Le statut juridique de la nature est justifié de façon quasiment ontologique et recoupe la nature juridique déjà défendue durant la période pré-moderne. L'Homme n'a plus vocation à être le seul sujet de droit, en particulier par oubli de la biosphère à partir de l'hypothèse implicite de l'existence d'un ordre cosmique. Il est nécessaire de souligner les trois modalités de la mise en exergue de l'écologie :-celle bâtie sur l'idée que c'est toujours l'Homme qui doit être protégé (position humaniste, voire anthropocentriste), la nature ne restant que ce qui environne,-celle qui attribue une signification morale à certains êtres et reprend le principe utilitariste suivant lequel il faut chercher à diminuer l'ensemble des souffrances du monde (le mouvement de libération animale se trouve alors validé et ce mouvement est présent dans les pays anglo-américains),-celle bâtie sur l'idée que la nature, quelle que soit sa forme, est sujet de droit (position de l'écologie radicale à laquelle l'auteur ajoute Hans Jonas et position très présente aux États-Unis et en Allemagne). Les perspectives écologiques s'accompagnent toujours d'une critique de la modernité. C'est donc dans les pays les plus développés que la présence de la pensée écologique est la plus nette. Les démocraties libérales semblent susciter en elles-mêmes leur propre critique. C'est pourquoi la première critique adressée au monde moderne par l'écologie est celle de la techno-science. C'est ensuite celle de l'exigence d'un environnement sain. C'est enfin celle qui est formulée au nom d'une nostalgie et

Keywords: écologie; développement durable; théorie des organisations (search for similar items in EconPapers)
Date: 2015-12-12
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