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Les travailleurs du secteur informel sont-ils les plus heureux ?Le cas de l'agglomération d'Antananarivo

Faly Hery Rakotomanana
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Faly Hery Rakotomanana: GED, Université Montesquieu Bordeaux IV

Documents de travail from Groupe d'Economie du Développement de l'Université Montesquieu Bordeaux IV

Abstract: Cette étude propose de contribuer au débat sur l’influence sur le bonheur individuel de l’exercice d’une activité dans le secteur informel. Ce thème est d’importance capital pour la mise en œuvre et le suivi du « Madagascar Action Plan », le programme quinquennal de développement de Madagascar, où le développement du secteur privé, en général, et la promotion des activités génératrices de revenus, en particulier, figurent parmi les principaux engagements à tenir. Les résultats de l’étude remettent en cause le fait stylisé avancé par la plupart de la littérature dans ce domaine quant à l’influence négative sur le bonheur individuel de l’exercice d’une activité dans le secteur informel. Les informations descriptives montrent que, malgré les difficultés rencontrées par les travailleurs informels, notamment le sous-emploi, l’installation dans ce secteur n’est pas subie mais largement volontaire, les travailleurs ayant un fort ancrage et un optimisme inébranlable quand à l’avenir de leurs activités. Les résultats économétriques confirment que l’exercice d’un travail dans le secteur informel ne diminue pas systématiquement le niveau de bonheur individuel. Si l’accès au secteur public fournit une forte satisfaction aux travailleurs, les situations entre le secteur privé formel et le secteur informel ne diffèrent pas de façon significative. Par contre, le passage de la situation d’inactivité vers le secteur informel s’accompagne d’une dégradation du niveau de bonheur individuel, en particulier chez les femmes. The present study examines the impact on happiness of the participation in informal sector activity. This topic is very important for the execution and the follow-up of « Madagascar Action Plan »: the national development policy, in which the private sector development, in general, and the promotion of income generating activities, in particular, represent among the mains commitments. The study results invalidate the stylized fact of the negative impact of the informal activity on happiness concluded by most of the literature. Descriptive statistics show that, in spite of difficulties incurred by informal workers, the installation in the informal sector is largely voluntary without constraints, and informal workers are optimist as for the future of their activities. The econometric results confirm that the informal job exercise doesn’t decrease systematically the happiness. If the access to the public sector gives more satisfaction to workers, significantly, there is no difference on happiness level between workers in private formal sector and informal sector. However, inactivity situation generates more happiness than a job in informal sector, particularly for women. (Full text in french)

JEL-codes: I31 O17 (search for similar items in EconPapers)
Pages: 18 pages
Date: 2007-10
New Economics Papers: this item is included in nep-hap and nep-lab
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