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Effets de richesse: le cas français

Valérie Chauvin () and Olivier Damette ()
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Valérie Chauvin: Banque de France
Olivier Damette: BETA - Bureau d'Économie Théorique et Appliquée - INRA - Institut National de la Recherche Agronomique - UNISTRA - Université de Strasbourg - UL - Université de Lorraine - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique, UPEC UP12 - Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne - Paris 12, ERUDITE - Equipe de Recherche sur l’Utilisation des Données Individuelles en lien avec la Théorie Economique - UPEC UP12 - Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne - Paris 12 - Université Gustave Eiffel

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Abstract: Les évolutions récentes de la richesse dans les principaux pays industrialisés ont été fortement influencées par la crise financière. Afin d'apprécier leur impact sur la consommation, on évalue les effets de richesse en France sur la période 1987-2008 et sur la période récente. On utilise pour cela des techniques de cointégration en séries temporelles. Empruntant les deux principales voies théoriques de la littérature sur les effets de richesse (approche en termes de propension marginale à consommer et approche en termes d'élasticité), nos estimations prennent en considération plusieurs concepts de consommation (consommation totale, de biens non durables ou à l'exclusion des services financiers) et reposent sur trois méthodes d'estimation différentes du vecteur de cointégration (DOLS, VECM-ML et VECM-GLS). Cette démarche comparative aboutit à des estimations stables et convergentes. Elle permet de conclure à l'existence, dans le cas français, d'effets de richesse significatifs, mais modérés : un doublement de la richesse amène une hausse de la consommation de l'ordre de 8 à 10 % pour les effets de richesse agrégée. Il ressort également des estimations réalisées que les effets financiers (de l'ordre de 10 à 12 %) dominent toujours les effets immobiliers (de l'ordre de 6 %), quelles que soient l'approche ou la méthode retenues. Ces estimations semblent se rapprocher des effets identifiés en Italie. Elles s'avèrent plus faibles que dans les pays anglo-saxons ou en Allemagne. Par ailleurs, l'ajustement de court terme est réalisé à travers le revenu disponible, comme en Allemagne, et non pas par les actifs, comme c'est le cas aux États-Unis. Au total, si le phénomène était considéré comme permanent par les ménages, la chute du prix des actifs observée pendant la crise aurait amputé leur consommation de quelques dixièmes de point de pourcentage.

Keywords: pays industrialisés; effets de richesse; consommation; crise financière; vecteur de cointégration (search for similar items in EconPapers)
Date: 2010
Note: View the original document on HAL open archive server: https://insee.hal.science/hal-05606591v1
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Citations:

Published in Economie et Statistique / Economics and Statistics, 2010, N° 438-439-440, pp.111-140

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