EconPapers    
Economics at your fingertips  
 

Le Capital d'une capitale

Gilles Postel-Vinay and Jean-Laurent Rosenthal
Additional contact information
Gilles Postel-Vinay: PSE - Paris School of Economics - UP1 - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne - ENS-PSL - École normale supérieure - Paris - PSL - Université Paris Sciences et Lettres - EHESS - École des hautes études en sciences sociales - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique - INRAE - Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement - ENPC - École nationale des ponts et chaussées - IP Paris - Institut Polytechnique de Paris, PJSE - Paris Jourdan Sciences Economiques - UP1 - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne - ENS-PSL - École normale supérieure - Paris - PSL - Université Paris Sciences et Lettres - EHESS - École des hautes études en sciences sociales - CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique - INRAE - Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement - ENPC - École nationale des ponts et chaussées - IP Paris - Institut Polytechnique de Paris

PSE-Ecole d'économie de Paris (Postprint) from HAL

Abstract: A travers l'exemple de Paris, ce livre propose une lecture renouvelée de l'histoire de la richesse. Grâce à une documentation exceptionnelle, l'analyse de l'évolution de la richesse parisienne au cours des deux derniers siècles permet en effet d'éclairer des processus rarement identifiables ailleurs. Dans la capitale, autant l'importance et la composition de la richesse varient, autant sa distribution reste stable. Les données individuelles portant sur l'ensemble de la population montrent que la richesse et ceux qui la détiennent connaissent un renouvellement continu, y compris au sein des plus riches, alors même qu'une part toujours considérable de la richesse est héritée. Si les Parisiens sont nombreux à épargner, leurs efforts sont épuisés par les incertitudes de la vie de sorte que, jusque dans les années 1920, deux tiers d'entre eux n'ont aucune richesse au décès. Il faut attendre la diffusion des systèmes de retraite pour que cette proportion diminue. Seule l'intervention publique permet alors de réduire la part très élevée des personnes qui meurent sans richesse ainsi que les écarts d'espérance de vie, de santé et d'éducation. Ces dimensions essentielles, longtemps presque figées en dépit de la longue croissance de la richesse jusqu'à la Première Guerre mondiale, n'ont sensiblement progressé qu'ensuite, notamment lorsque l'Etat social a transformé les conditions d'accumulation et de transmission du capital. L'histoire de la richesse ouvre ainsi sur une histoire des choix politiques, des aspirations sociales et des inégalités que les sociétés acceptent - ou refusent - de tolérer.

Date: 2026-02
References: Add references at CitEc
Citations:

Published in Seuil, 538 p., 2026

There are no downloads for this item, see the EconPapers FAQ for hints about obtaining it.

Related works:
This item may be available elsewhere in EconPapers: Search for items with the same title.

Export reference: BibTeX RIS (EndNote, ProCite, RefMan) HTML/Text

Persistent link: https://EconPapers.repec.org/RePEc:hal:pseptp:halshs-05554686

Access Statistics for this paper

More papers in PSE-Ecole d'économie de Paris (Postprint) from HAL
Bibliographic data for series maintained by Caroline Bauer ().

 
Page updated 2026-03-24
Handle: RePEc:hal:pseptp:halshs-05554686