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Revenu minimum et pauvreté: les effets d’une augmentation du RSA sur les conditions de vie des bénéficiaires

Déliana Renou ()
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Déliana Renou: Sciences Po - Sciences Po, Assemblée Nationale

Working Papers from HAL

Abstract: Alors que l'un de ses objectifs est d'assurer à ses bénéficiaires des « moyens convenables d'existence », le montant du Revenu de Solidarité Active (RSA) est en-deçà des normes de niveau de vie décents ou acceptables. Ainsi, en 2018, 68% des allocataires du RSA sont pauvres en conditions de vie, particulièrement sujets à des contraintes budgétaires et des restrictions de consommation. La mesure de la pauvreté en conditions de vie se concentre directement sur la pauvreté matérielle et sociale des ménages, plutôt que sur les causes de la pauvreté tel que le manque de revenu. A partir de ces deux constats, nous cherchons à estimer 1) quel serait l'effet d'une augmentation du RSA sur la pauvreté en conditions de vie des allocataires et 2) si cette augmentation du RSA affecterait de manière équivalente les différentes privations de l'indicateur de pauvreté en conditions de vie. A partir des Statistiques sur les Revenus et Conditions de Vie de l'Insee pour l'année 2018, nos résultats indiquent que les privations de consommations et les difficultés financières sont très sensibles à une augmentation de niveau de vie dans les tranches de niveaux de vie modaux des allocataires du RSA, tandis que les difficultés de logement le sont moins. Une augmentation du RSA de 20% permettrait une baisse d'environ 5 points de la part moyenne de ménage autour du niveau de vie modal des allocataires du RSA déclarant l'une des six privations les plus fréquentes. Ces privations les plus fréquentes, déclarées par entre 30% et 70% des ménages autour du niveau de vie modal des allocataires, sont de ne pas avoir les moyens de partir en vacances, de s'acheter des vêtements neufs, de remplacer des meubles hors d'usage ou encore de percevoir sa situation financière comme difficile, ne pas pouvoir faire face à une dépense de 1000€ par ses propres moyens ou de ne pas pouvoir équilibrer le budget du ménage. Pour les privations de consommation et les difficultés financières, cela correspond à une baisse d'entre 9% et 16% des ménages déclarant une privation autour du niveau de vie modal des allocataires du RSA du fait d'une augmentation de 20% de leur revenu. En revanche, les difficultés de logement semblent être moins sensibles à l'augmentation de revenu que les autres types de privation. D'autres facteurs explicatifs des difficultés de logement que le revenu semblent être le lieu et le statut (propriétaire, locataire) d'habitation.

Keywords: RSA; Minima sociaux; Économie politique; Pauvreté en conditions de vie; SRCV (search for similar items in EconPapers)
Date: 2026-01
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