France: la mer se retire
Eric Heyer,
Christophe Blot (),
Marion Cochard (),
Hervé Péléraux () and
Mathieu Plane
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Christophe Blot: OFCE - Observatoire français des conjonctures économiques (Sciences Po) - Sciences Po - Sciences Po
Hervé Péléraux: OFCE - Observatoire français des conjonctures économiques (Sciences Po) - Sciences Po - Sciences Po
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Abstract:
Le fort recul de l'activité inscrit dans les comptes nationaux pour le quatrième trimestre 2008 (-1,1 %) devrait se prolonger au cours du premier semestre 2009, engageant l'économie française dans sa plus forte récession depuis celle du début des années 1930. Certes, dans le sillage de la fin d'année 2008, la consommation des ménages devrait résister encore un trimestre sous l'effet conjugué de la prime à la casse automobile et du reflux de l'inflation dû au ralentissement de l'augmentation des prix des matières premières alimentaires et énergétiques. Mais l'ampleur des répercussions des crises financières et immobilières sur l'économie réelle – et notamment sur le marché du travail – contractera le pouvoir d'achat des ménages dépourvus d'emplois et incitera les autres à épargner davantage, coupant alors le dernier moteur de croissance. Dans un contexte international fortement dégradé, cela hypothèque tout espoir de reprise en France cette année. Car comme les ménages, les entreprises devraient continuer à se désendetter, incitées par un durcissement des conditions d'accès au crédit, un endettement toujours élevé et des anticipations de profit toujours mal orientées. Le surplus de capacités de production se traduira par un report massif de leurs projets d'investissement ainsi que par un fort déstockage. Au cours de l'année 2010, l'activité devrait croître de nouveau mais très faiblement, sur un rythme insuffisant pour parler de reprise. Au désendettement des agents privés, certes moins marqué qu'en 2009, viendrait s'ajouter l'amorce de celui des agents publics. Afin de limiter la dérive des finances publiques, l'impulsion budgétaire fortement expansionniste en 2009 serait neutre en 2010. Enfin, la probabilité d'un rebond technique apparaît faible l'année prochaine ; le mouvement de déstockage initié en fin d'année 2008 devrait perdurer tout au long de 2010. En moyenne annuelle, l'économie française devrait connaître un recul de son activité de - 2,3 % en 2009 et de - 0,2 % en 2010, après une croissance de + 0,7 % en 2008. Le taux de chômage devrait repartir à la hausse et atteindre 9,8 % à la fin de 2009, puis 10,7 % fin 2010. De son côté, le déficit public devrait s'établir respectivement à 6,1 et 7,2 % du PIB en 2009 et 2010.
Keywords: Prévisions macroéconomiques; Économie française; Crises financières (search for similar items in EconPapers)
Date: 2009-04
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Published in Revue de l'OFCE, 2009, 109, pp.185 - 248. ⟨10.3917/reof.109.0185⟩
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